Bonne nouvelle pour les élus du Comité Social et Économique (CSE) : le financement des activités sociales et culturelles (ASC) demeurera, en 2026, exonéré de cotisations sociales. Le projet de prélèvement de 8% initialement envisagé par le gouvernement n’a finalement pas été adopté par le Parlement dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Le budget des ASC : un objectif social encadré par la loi
Le budget des activités sociales et culturelles est destiné exclusivement à financer des actions d’intérêt collectif et non lucratif en faveur des salariés et de leurs familles. Il s’agit d’un budget distinct de celui du fonctionnement du CSE.
L’employeur doit le verser selon un montant au moins équivalent à celui consacré les années précédentes, sauf s’il est calculé en fonction de la masse salariale.
Les élus doivent donc veiller à une gestion transparente et équitable des fonds, en s’assurant que toutes les prestations profitent à l’ensemble des salariés, sans discrimination liée à l’ancienneté, au statut ou à la rémunération.
Un principe d’exonération toujours en vigueur
Depuis l’instruction ministérielle du 17 avril 1985, les prestations relevant des activités sociales et culturelles mises en œuvre par le CSE sont exonérées de cotisations et contributions sociales, sous réserve du respect des conditions fixées par les textes applicables.
Relèvent notamment de ce régime favorable :
– les activités à caractère culturel et de loisirs (billetterie cinéma, musées, spectacles, concerts, etc.) ;
– les voyages et séjours à vocation touristique ;
– les aides destinées à favoriser le départ en vacances des familles ou des enfants (colonies de vacances, classes découvertes, séjours linguistiques, notamment) ;
– les activités sportives ainsi que les prestations liées au bien-être.
À cet égard, l’URSSAF publie annuellement un guide de référence détaillant le régime social applicable à chaque catégorie de prestations. Ce document constitue un outil essentiel pour les élus du CSE soucieux d’assurer une gestion à la fois conforme au droit social et juridiquement sécurisée. (https://www.urssaf.fr/files/live/sites/urssaffr/files/outils-documentation/guides/Guide-CSE.pdf)
Un projet de prélèvement social spécifique abandonné
À l’automne 2025, le gouvernement avait envisagé la création d’une contribution spécifique de 8% sur le financement des avantages sociaux et culturels attribués par les CSE, au même titre que le forfait social applicable à certains compléments de rémunération. L’objectif affiché : renforcer les recettes de la Sécurité sociale et réduire les “niches sociales”.
Les débats parlementaires ont finalement conduit à l’abandon de cette mesure. Les représentants du personnel ont notamment souligné qu’elle aurait directement amputé les budgets destinés aux salariés, limitant les possibilités d’accès aux loisirs, à la culture et au bien-être.
Un exemple concret : l’impact sur les chèques vacances
Prenons l’exemple d’un CSE d’une entreprise de 300 salariés qui dispose d’un budget annuel de 100 000 € pour les ASC. Si la contribution de 8% avait été instaurée, 8 000 € auraient été prélevés au titre des charges sociales. Ce montant correspond à environ 160 chèques vacances de 50 € par salarié que le CSE n’aurait plus pu distribuer.
Le maintien de l’exonération permet donc de préserver la totalité du budget à destination des salariés et de renforcer concrètement leur pouvoir d’achat et leur accès aux loisirs.
Vigilance pour les prochains exercices
Si l’exonération est confirmée pour 2026, les élus du CSE doivent rester attentifs à toute future évolution législative. Le débat sur la fiscalisation des avantages sociaux et culturels pourrait réapparaître dans un contexte budgétaire contraint.
Pour l’heure, les CSE peuvent continuer à exercer pleinement leur mission sociale : favoriser le bien-être, la cohésion et le pouvoir d’achat des salariés sans alourdir la charge financière de l’entreprise.
Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, JO du 31.
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